La campagne BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions) a été initiée en octobre 2005 par 171 organisations et institutions palestiniennes des territoires occupés ou des camps de réfugiés.
Cette campagne a été relayée sur les forum sociaux mondiaux et européens, ainsi que dans de nombreux pays.

En France, elle est relayée par l’AFPS, le collectif pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens (dont font partie Les
Alternatifs), et la plate forme des ONG pour la Palestine.

Cette action BDS est d’autant plus importante que les liens entre l’UE et Israël sont en phase de « rehaussement ».

Malgré un vote majoritaire du Parlement européen en 2002, la clause de suspension de l’accord d’association entre UE et Israël n’a jamais été mise en œuvre. Pourtant, l’État d’Israël multiplie les violations de cet accord sur les droits de l’Homme et aussi sur le plan commercial: les produits fabriqués ou issus des colonies bénéficient indûment de l’appellation « Made in Israël » et donc des tarifs préférentiels, sans que le consommateur puisse connaître leur origine coloniale.

En réponse à l’appel des ONG et de la société civile palestinienne, soutenu par les organisations israéliennes anticolonialistes ainsi que par des organisations juives antisionistes, notamment l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix)et le RIJA (réseau international juif antisioniste),

{{Les Alternatifs, réunis en coordination générale :

  • soutiennent l’action BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions),
  • participent à des actions de boycott dans les magasins proposant des produits issus des colonies, tels que Carrefour, Darty, Auchan,…
  • font partie de la coalition contre l’implantation dans le port de Sète de l’entreprise à capitaux publics israéliens AGREXCO,
  • s’élèvent contre la criminalisation de militants qui mènent ce type d’actions.

En plus du boycott, il faut également lutter contre les investissements des firmes françaises dans les colonies. Des premiers succès sont enregistrés, Alstom-Veolia pour le tramway de Jerusalem, Dexia pour le financement de logements dans les colonies.

Tout dernièrement, l’Etat d’Israël vient d’être admis comme membre à part entière de l’OCDE qui reconnaît, de facto, contre le droit international, les territoires occupés comme partie intégrante de l’Etat d’Israël.

Devant la passivité de la »communauté internationale », pour ne pas dire devant le soutien de celle-ci, notamment des États Unis, de l’UE et de la France à cette situation de mépris du droit international, il est de la responsabilité des citoyens, des associations et des organisations de soutenir et amplifier cette campagne BDS initiée par les organisations palestiniennes.

Les Alternatifs s’associent pleinement à cette démarche.