Voici l’autocollant distribué en Palestine pour la campagne pour le boycott d'Israëlcampagne de boycott des produits israéliens. Nos amis palestiniens nous ont bien précisé l’importance pour eux de cette action à mener à l’extérieur. Malheureusement sur place, la grande majorité des produits en vente étant israéliens un autre choix n’est pas possible. Cette campagne qui aujourd’hui commence à mobiliser en France et ailleurs a été lancée il y a quatre ans depuis la Palestine le 9 juillet 2005. L’appel et des informations régulières sont disponibles (en anglais) sur le site bdsmovement.net ici. Nous avons évoqué avec nos amis palestiniens la meilleure façon de mener cette campagne. Ils ne pensent pas pouvoir mettre l’économie israélienne en difficulté, mais plutôt mener une campagne politique de dénonciation dans tous les milieux. Le choix des produits à boycotter doit être simple comme cela était le cas avec les oranges Outspan d’Afrique du Sud, il y a près de 40 ans. Les oranges Jaffa, les avocats Carmel … ou les kakis Sharon sont des exemples de produits facilement identifiables. Parallèlement, il faut dénoncer les accords commerciaux, industriels et universitaires. Déjà une victoire importante a été obtenue avec l’abandon du marché public du tramway de Jérusalem par Veolia après que la campagne de boycott en Suède lui ait fait perdre l’appel d’offres pour le tram de Stockholm. Cette campagne ne laisse pas les sionistes indifférents. Le maire de Seclin vient d’être condamné pour avoir appelé au boycott. D’autres n’hésitent pas une fois encore à qualifier d’antisémite une campagne qu’ils qualifient d' »anti-juive ». Mais aujourd’hui la population n’est pas prête à les entendre après tous les massacres perpétrés à Gaza.