Khalida Jarrar, députée du Front Démocratique de Libération de la PalestineNous avons rencontré lors de notre séjour les principaux partis politiques palestiniens. C’est ainsi que Khalida Jarrar, une des trois députéEs du Front Populaire de Libération de la Palestine nous a accordé un long entretien à Ramallah pendant 90 minutes. En attendant le dépouillement de nos notes et de l’interview filmée (en anglais), voici quelques extraits de cette rencontre.

Khalida Jarrar a été élue députée lors des dernières élections en 2006. Elle préside au Parlement le Comité des Prisonniers. Elle nous a rappelé l’arrestation de 40 députés par Israël en juin 2006 en réaction à la capture du soldat Gilad Shalit à Gaza. Le peuple palestinien doit faire face principalement à l’occupation israélienne, mais le conflit interpalestinien continue avec des arrestations de part et d’autre entre le Hamas et le Fatah, la fermeture d’associations charitables à Gaza comme en Cisjordanie. Le FPLP demande un dialogue entre tous les partis pour régler la crise, qui doit se traduire par des discussions directes entre le Hamas et le Fatah. Un gouvernement d’unité nationale doit être mis en place pour trois tâches : préparer les élections futures, reconstruire Gaza et faire l’unité de toutes les institutions de Gaza à la Cisjordanie. Le FPLP refuse la feuille de route qui ne résout pas le problème de l’occupation israélienne, contrairement au Fatah qui l’a signée et au Hamas qui se dit prêt à la respecter. Pour lui, tous les accords bilatéraux ne font que conforter les colonies et l’occupation. Le FPLP demande une conférence internationale sous l’égide de l’ONU et non des États-Unis pour mettre en œuvre les résolutions de l’ONU. Concernant les élections palestiniennes, Khalida Jarrar dit que c’est le seul moyen pour désigner les représentants légitimes du peuple palestinien que ce soit en Cisjordanie, à Gaza où à l’extérieur de Palestine où l’on compte 6 millions de réfugiés. L’OLP doit aussi être refondée par une élection démocratique pour représenter tout le peuple palestinien. Le FPLP appelle de ses vœux une coordination des partis et mouvements de gauche palestinien : FPLP, FDLP, PPP… pour peser plus dans les institutions. Le nouveau parti de Mustapha Bargouti qui ne se classe pas à gauche est aussi prêt à participer à ces discussions.

Retrouvez la suite de cet échange qui a duré encore une bonne heure dans un prochain billet.

Une longue interview en anglais est aussi disponible sur le site de l’AIC.